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Connaissez-vous Boston Dynamics ? Non ? Et bien sachez que cette entreprise spécialisée dans la robotique a été achetée par Google en 2013.

La société en question vient juste de développer un robot batisé Atlas, et qui pèse 80 kg pour 1 m 75 de haut. Il apparaît d’une agilité, force et intelligence rare, et on nous le présente ici et là comme notre nouvel animal de compagnie.

Problème ? Il est développé dans le cadre du Robotics Challenge de la DARPA, soit … l’agence en charge des projets de recherches avancées de défense américaine. Passionnée par le transhumanisme, et gourmande de nouvelles technologies, les programmes financés par la DARPA ont vu éclore de nombreux projets intégrés au fur et à mesure des années dans les rangs de l’armée américaine (puces en silicium, insectes robotisés et bien d’autres joyeusetés issues d’axes de rechercher très clairs)

Atlas intégrera donc sans doute à terme, à l’instar des autres projets les plus populaires de la DARPA, l’US army, et sera peut-être le premier robot humanoïde tueur pour le compte de l’armée américaine.

On aurait bien aimé attendre encore quelques centaines d’années avant de voir frapper à nos portes le triste monde de Robocop …

10 Commentaires

  1. Bien entendu que le titre est racoleur. Google n’a pas créé le premier « robot humanoïde tueur pour l’armée américaine »… Puisque ce robot n’est ni « tueur », ni « pour l’armée américaine ». Le fait qu’il soit « humanoïde » pourrait aussi être sérieusement questionné (bipède ne veut pas dire humanoïde, à moins que vous ne considériez une autruche ou une poule comme « humanoïde »… dans le genre humanoïde, les japonais, et même les franco-japonais de chez Aldebara, font bien plus convaincants que Atlas). Dans l’absolu le moins relatif, ce n’est d’ailleurs pas Google qui a développé ce robot, puisque les travaux sur Atlas ont commencé bien avant le rachat de Boston Dynamics par cette multinationale de l’information, lorsque seul le Darpa finançait BD. Il suffit de rechercher « Atlas Boston Dynamics » pour constater qu’en juillet 2013, 6 mois avant le rachat, il y avait déjà des vidéos d’un prototype opérationnel. Continuons les requêtes (puisqu’il ne s’agit pas vraiment de recherches) pour trouver qu’en octobre 2011, BD publiait des démos de PETMAN, l’ancêtre d’Atlas…

    Je ne veux pas dire qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter de l’avenir de ces technologies. Ce que je veux dire, c’est qu’autant de contresens et d’approximations dans un article de quelques dizaines de mots ne donne pas vraiment confiance en l’exactitude des informations proposées ici. Un peu de rigueur, est-ce trop demander ?

    Par ailleurs, l’axe principal de recherche aux USA passe par le biais de l’armée, car leur société est moins hypocrite que la notre. Il est évident qu’une société prospère est heureuse est une société bien défendue, et en premier lieu sur les plans extérieurs. Il est évident que pour disposer d’une telle société, l’armée se doit d’être un vecteur majeur des avancées technologiques. C’est en effet l’armée qui a les raisons, et (logiquement), les moyens. Que ces avancées soient par la suite rendues profitables en interne est un bonus.

    En France, on se cache derrière des non-dits et des crédits « civils » alloués au CNRS. Mais la vérité, c’est que c’est l’ONERA qui a les plus gros crédits de recherche en robotique et autres, en France, avant le LAAS-CNRS (qui n’est qu’une petite main de l’ONERA, un sous-traitant de seconde zone). Et qui est l’ONERA ? C’est l’ « Office National d’Études et de Recherches Aéronautiques », qui, comme son nom ne l’indique pas, est chapeauté non pas par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais pas… le ministère de la défense. Téfal, SEB? Ça vient de l’ONERA. Airbus, Rafale, Concorde, Mirage, Falcon, Thalès, Dassault, Sagem, Snecma, et j’en passe…? C’est l’ONERA… Le DARPA français, quoi. Et oui, l’armée a toujours été et sera toujours le moteur principal de la recherche civile. C’est un fait. Et quand une technologie est dépassée d’un point de vue militaire, il la revendent dans l’industrie civile. Réveillez-vous donc un peu, ça a toujours marché comme ça.

  2. « il serait bien naïf d’imaginer que la société en question, qui crée des « robots humanoïdes capables de parcourir des environnements extrêmes » se contentera de vendre son produit à des fins uniquement pacifistes. »

    Mauvaise langue.

    Chacun sait que les drones ne servent qu’à faire de jolis films documentaires et transporter des colis pas vrai ? Jamais à pratiquer des exécutions ciblées (à la louche) dans des pays lointains.

  3. Merci gorgo je partage le même avis. Google est + dans l optique du faites l amour pas la guerre, donc ca m’étonner aussi.. ceci dit merci quand même pour la vidéo. Je suis passionnée par la robotique. Vidéo très sympa.

  4. NB. Quand je dis que c’est pas vraiment une « jeune société », c’est qu’elle a quand même bientôt 25 ans…

  5. Non mais, faut arrêter de dire des conneries un peu… Qu’est-ce qui te permet de prétendre que « Atlas intégrera donc à terme l’armée américaine, et, une fois amélioré, sera alors le premier robot humanoïde tueur pour le compte de l’armée américaine. » …? Ce n’est que présomption, ce procédé est malhonnête, c’est de la désinformation à l’état brut.

    Pour qui connait un tant soit peu le milieu de la robotique, le DARPA organise différentes compétitions réunissant des participants du monde entier, notamment dans la robotique humanoïde, dans les voitures autonomes (le Grand Challenge), etc., ce qui ne veut pas dire que les gagnants vont joindre l’armée américaine ! C’est un des plus gros budget américains (et mondiaux) pour la recherche scientifique et technologique. Pas très éloigné de la NASA par ailleurs. Les programmes de recherches américains sont le plus souvent impulsé et couvés par l’institution militaire parce que c’est eux qui ont le budget public pour ça (il n’y a pas de CNRS aux USA, mais DARPA, NASA, etc.). Les autres grands joueurs américains de la recherche sont certaines universités, financées par des fonds privés en grande partie.

    Par ailleurs, le DARPA finançait directement Boston Dynamics avant même le rachat de la société par Google. Il ne s’agit pas du tout d’une « jeune compagnie », et ils ont déjà développé un tas de robots très surprenant, dont certains ont déjà eu des applications militaires (Big Dog par exemple, a aidé expérimentalement les troupes à transporter du matériel en Afghanistan)

    Bref, de plus en plus de salades sur ce site.

    • Re-bonjour,

      Donc, partant du constat que les thématiques des concours correspondent avec quasi exactitude aux axes de recherche militaires annuels de l’armée américaine (http://www.arl.army.mil/www/default.cfm), et que les projets vainqueurs intègrent parfois (100% dans le domaine de la robotique) même officiellement les troupes US, vous n’êtes pas inquiets ou trouvez le titre racoleur ?

      Surtout quand on sait que Google, qui n’est pas bête, vendra ses produits nouvellement améliorés au plus gros budget du gouvernement, tout comme l’on fait les gagnants précédents. Malgré leur refus public sur la version du modèle présenté en 2014, il serait bien naïf d’imaginer que la société en question, qui crée des « robots humanoïdes capables de parcourir des environnements extrêmes » se contentera de vendre son produit à des fins uniquement pacifistes. Cela s’appelle être critique, voire raisonnable dans ce cas précis.

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