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Comme l’armée de terre et l’aviation, la marine nationale participe – fort discrètement – aux opérations « ciblées » menées par la France en Libye. Il y a quelques semaines, la frégate « Surcouf » a transporté plusieurs militaires des forces spéciales, qu’elle a débarqués en mer, après s’être approchée à 1 km de la côte libyenne.

La frégate légère furtive « Surcouf » est un bâtiment de 3200 tonnes et 125 mètres de longueur, construit, pour une large part, en matériaux composites, qui rendent plus difficile son repérage par les radars. Elle se joint, à l’occasion, à la « Force opérationnelle combinée 150 », coordonnée par les Etats-Unis, qui lutte, en mer d’Arabie et dans l’Ocean Indien, contre les navires pirates ou liés au terrorisme.

Mais elle a, cette fois, participé à l’opération que « Le Monde » (24/2) a qualifiée de « guerre secrète de la France en Libye ». Un engagement – que « Le Canard » a plusieurs fois évoqué – consistant à envoyer en Libye des hommes du commandement des opérations spéciales (COS) ou des militaires du service action de la DGSE affectés à des opérations clandestines.

Objectif : un travail de renseignement et de soutien ponctuel, notamment pour les troupes de l’Armée nationale libyenne du général Khalifa Haftar, en lutte contre Daech et reconnue la communauté internationale. Action qui s’est, par exemple, traduite par des raids aériens sur des bases de l’Etat islamique, comme celui de l’US Air Force, le 19 février, à Sabratha, qui a tué une cinquantaine de personnes, dont le Tunisien Noureddine Chouchane. Mais, chut ! toutes ces opérations sont couvertes par le secret-défense. En principe.

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