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L’Union européenne ne voulait pas sanctionner la Russie, mais Washington l’a obligée à le faire, a reconnu le vice-président Joe Biden. La Maison Blanche savait quels risques économiques prendraient ses alliés européens s’ils adoptaient ces mesures,a-t-il admis.

« L’ordre international que nous avons construit méticuleusement après la seconde  guerre mondiale est en train de s’éroder, mais l’engagement des Etats-Unis. dans le monde est plus important que jamais », a insisté Biden jeudi lors d’une conférence sur les piliers de la politique étrangère de la Maison Blanche devant les étudiants de l’Université Harvard.

Une des réalisations-clés, de son point de vue, est le fait que Washington ait obtenu de faire pression sur les Etats membres de l’UE pour qu’ils sanctionnent la Russie. « Il est vrai qu’ils ne voulaient pas le faire. Mais nous, Etats-Unis, nous avons assumé le leadership et le Président a insisté là dessus. Y compris s’il devait mettre l’Europe dans une position inconfortable pour qu’elle agisse et la fasse « payer » [la Russie], malgré le risque de dommages économiques que cela supposait pour l’UE », a avoué le vice-président en répondant à des questions des étudiants.

En ce qui concerne les autres défis de Washington sur l’agenda international, Biden a admis que les émeutes dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, soutenues par l’administration Obama, et la montée des extrémistes violents auront un effet durable et nécessiteront « une génération ou plus » pour s’apaiser. Toutefois, il a calmé le public : Les djihadistes comme l’Etat islamique sont un sérieux défi, mais ne représentent pas « une menace pour l’existence de notre mode de vie ou notre sécurité » (!). « Nous ne nous sommes pas écroulés après le 11 septembre. Nous n’avons pas molli après le Marathon de Boston », a-t-il argumenté.

Sources : RTActualidadhistoiretsociete

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