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Vous la connaissez tous, elle vous a fait sourire, vous a surprise, vous a amené à vous questionner, je parle bien évidemment de la publicité pour le Crédit Agricole.

 

Alors que ce soit clair, si le Crédit Agricole avait parlé à travers cette publicité de ses caisses régionales, ou de son livret A, j’aurais passer l’éponge (on n’est plus à un mensonge par omission près).
Sauf que ici, on nous dit clairement « l’argent que vous nous confiez reste dans la région ».

Ceci est totalement faux.

Lorsque vous ouvrez par exemple une assurance-vie, la quasi totalité de l’argent que vous confiez aux grandes banques françaises est utilisé à des fins spéculatives.  Or l’assurance-vie, et bien c’est de l’épargne, même de « l’épargne sécurisée », selon les termes de la banque, qui se balade en dehors de votre région, pour parfois se perdre en route. Ainsi, le Crédit Agricole a perdu récemment près de 20 milliards sur les marchés étrangers.

Ajoutons à cette publicité mensongère, selon le premier alinéa de l’article L. 121-1 du code de la consommation (Oui j’ai bossé), l’absence à première vue étonnante de plainte ou de menaces sérieuses à l’encontre de Marine Le Pen. La candidate du Front National a accusé sur France 2 la banque d’être « à la limite de la faillite ».

Pourtant habituée des plaintes en tout genre pour propos diffamatoires ou nuisant à sa réputation (tapez « Crédit Agricole + plainte » sur google et préparez vous un café), et donc à sa cotation, La banque s’est montrée à l’image de Moscovici bien silencieuse sur la question.

 

On peut y voir un objectif double : Ne pas alimenter un « buzz » qui lui serait défavorable, et surtout ne pas se mettre plus au devant de la scène qu’elle ne l’est déjà depuis la publication du rapport de l’OCDE la désignant comme LA banque à recapitaliser.

Signalons enfin que contrairement à ce qu’affiche Le Monde après l’intervention de M.Noyer, gouverneur de la Banque de France,  le crédit Agricole va mal, très mal.  Malgré la méthodologie peu orthodoxe des économistes ayant publié le rapport en question, soulignons que si l’on ne prend en compte que le groupe Crédit Agricole SA, l’effet de levier de l’entité cotée en bourse serait proche de 85. Et tout cela sans mentionner les chiffres contradictoires publiés par le groupe avant et après la fameuse étude …

 


Quand on connaît le système  de fonctionnement interne à la banque, quand on sait que le groupe possède presque l’équivalent en actifs du PIB de la France, et quand on voit à quoi le groupe en est réduit pour se protéger et se vendre, nul doute que nous avons sous nos yeux une banque qui « n’est pas solide du tout ».

Mais soyons honnête, elle est loin d’être la seule, et ceux qui cherchent d’autres organismes malades pourront jeter un œil attentif sur les motifs du tramway qui ouvre la vidéo …

 

Lilian DELFAU – News360x

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